Mieux prendre en compte les aspects négligés de la santé et des droits sexuels et reproductifs des adolescentes, femmes migrantes et déplacées internes au Burkina Faso.
Au Burkina Faso, les adolescentes, femmes migrantes et déplacées internes (AFMPDI) vivant dans les quartiers informels font face à une triple vulnérabilité qui compromet systématiquement leur accès aux soins de santé sexuelle et reproductive.
Le projet TRANSFORMER propose une intervention transformatrice de genre intégrant l'intersectionnalité pour mieux prendre en compte les cinq aspects négligés de la SDSR. Financé par le CRDI et porté par l'ISSP en partenariat avec l'UQO (Canada), il s'inscrit dans la continuité des travaux initiés par le projet SSRD-COVID (2021–2024).
Cinq aspects négligés de la SDSR ciblésMieux prendre en compte les aspects négligés de la santé et des droits sexuels et reproductifs des adolescentes, des femmes migrantes et déplacées internes des quartiers informels des villes de Ouagadougou et de Kaya, au moyen d'une intervention transformatrice de genre intégrant l'intersectionnalité.
Évaluer, selon les profils de vulnérabilité, les besoins des AFMPDI en matière de SDSR négligés et identifier les facteurs individuels, interactionnels, normatifs, systémiques et politiques qui influencent leur accès aux services.
Développer et mettre en œuvre les stratégies d'intervention communautaire, éducative et politique basées sur une approche transformatrice de genre intégrant l'intersectionnalité.
Déterminer l'ampleur, la variété, la durabilité et l'équité des impacts de l'intervention TRANSFORMER sur les AFMPDI et les acteurs impliqués.
Documenter, diffuser, communiquer et s'approprier les leçons apprises de la mise en œuvre de l'intervention avec l'ensemble des parties prenantes.
L'approche adoptée est une recherche-action s'appuyant sur un processus démocratique, participatif et collaboratif de développement de connaissances pratiques. Elle comporte cinq phases — préliminaire, planification, préparation méthodologique, processus de recherche, réflexion et évaluation — et se déploie en quatre volets : évaluation des besoins des AFMPDI (volet 1), développement et mise en œuvre de l'intervention TRANSFORMER (volet 2), analyse des impacts (volet 3), et diffusion des résultats avec l'ensemble des parties prenantes (volet 4).
Enquête mixte concomitantePour documenter les aspects négligés de la SDSR, une enquête mixte concomitante a été réalisée dans les huit quartiers informels des villes de Ouagadougou (Nonghin, Nioko II, Polesgo, Pazani) et de Kaya (Zargongo, Tiwèga, Gaoua, Poedogo). Elle combine un volet quantitatif par questionnaire et un volet qualitatif par entretiens et focus groups, permettant de croiser les données statistiques sur les connaissances, attitudes et pratiques avec les récits et perceptions des populations ciblées.
Les questionnaires ont été administrés auprès des femmes migrantes et déplacées internes âgées de 12 à 49 ans et des hommes migrants et PDI âgés de 15 à 59 ans résidant dans les ménages des quartiers informels couverts.
L'échantillon a été constitué par un tirage aléatoire proportionnel à la taille des quartiers dans chaque ville. Tous les ménages abritant au moins une AFMPDI et consentant à participer ont été inclus.
Les entretiens et focus groups ont été conduits en Français, Mooré, Dioula et Fulfuldé avec des femmes et hommes migrants et déplacés forcés, incluant des survivantes de violences physiques et sexuelles, des leaders communautaires, des prestataires de santé et des décideurs politiques.
Des entretiens individuels approfondis (EIA) et des focus groups de discussion (FGD) ont été menés pour explorer les expériences, attitudes et perceptions sur les cinq aspects négligés de la SDSR.







Financé par le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI / IDRC), dans la continuité du projet SSRD-COVID (2021–2024).
Le projet est porté par l'Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l'Université Joseph KI-ZERBO (Ouagadougou), en partenariat avec l'Université du Québec en Outaouais (UQO) pour la composante canadienne, et avec le soutien de partenaires associatifs de terrain au Burkina Faso.